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Sagesses archaïques et science actuelle
Un grand égyptologue suisse Erik Hornung découvre avec stupeur, il y a quelques dizaines d’années, qu’il lui était plus facile de comprendre et d’expliquer le concept de la divinité en Égypte à travers les dernières découvertes de la physique, qu’à partir des mentalités judéo-chrétiennes ou gréco-romaines. En effet, sans les décrier, leurs pensées ne possèdent pas la vision d’un certain nombre de concepts, ce qui empêche de comprendre la conception de l’Un et du multiple, préconisées à la fois par les Égyptiens et la physique quantique aujourd’hui. Le physicien Fritjof Capra s’inspire de sa rencontre avec la vieille philosophie chinoise du Tao pour mieux expliquer notre compréhension de l’univers.
Longtemps divorcées, les sagesses archaïques et la science actuelle semblent avoir retrouvé le dialogue. Quelque part, de vieilles intuitions de cœur des hommes résonnent par leur universalité et, aujourd’hui, avec de nouveaux outils, nous nous confrontons aux énigmes de tous les temps.
Dans notre dossier, nous citons quelques précurseurs de cette philosophie qui semble enrichir la démarche actuelle. Pour un philosophe, la sagesse n’est pas un secret gardé dans une montagne. Elle peut se rendre accessible à tout moment à ceux intéressés à faire le Bien. Une science sans conscience ruine l’âme avait déjà rappelé Rabelais. Une spiritualité sans cœur et à la quête du pouvoir pour soi n’en est pas une non plus.
Dans ces temps de crise, nous devons bénéficier de cette sagesse atemporelle qui permet de restituer aux hommes la stabilité intérieure et d’utiliser avec discernement les avancées techniques.
Les défis de notre époque doivent nous encourager à nous dépasser et à récupérer la part atemporelle de l’homme qui réside en chacun pour faire face aux défis actuels.
Fernand Schwarz
Président de la Fédération des Nouvelle Acropole
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